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Lundi 7 février 1 07 /02 /Fév 03:43

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Si vous êtes comme moi, vous vous demandez bien ce qu'est un Kaffeeklatsch. Quand Michelle Marek m'a envoyé l'invitation, je croyais, comme Michelle est chef-pâtissière, je croyais que c'était une pâtisserie. Et bien non, c'est un mot allemand qui désigne une rencontre et bavardage autour d'un café.

 

Quelle jolie occasion pour revoir ma chère amie, Alex, autour de fines sucreries qui feraient la fierté des chefs viennois!

J'ai choisi le kouglof à la fleur d'oranger, marmalade maison, et boule au rhum et pour Alex, ce fut la sachertorte avec chantilly et un biscuit chocolat et framboise.

 

Évidemment, je n'ai pas pu résister au plaisir de nous offrir un petit verre en accord avec les oeuvres de Michelle! Pour aller avec la sachertorte (chocolat), le rivesaltes ambré 1996 "consolation", à la belle teinte marron, nez café et fruit confit. Un accord impeccable! Pour mon kouglof, l'harmonie s'est concrétisée avec le riesling spatlese Reinhard et Beate Knebel Mosel-Saar-Ruwer.

 

Malgré une journée fort chargée pour la talentueuse chef, elle a quand même pris le temps de venir me saluer et poser avec son légendaire sourire. Si vous aimer les desserts, Laloux, à trois minutes à pied du carré Saint-Louis, est une adresse à retenir!

 

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Vendredi 28 janvier 5 28 /01 /Jan 03:27

a.emile-nelligan.1.jpg "Des litres et des lettres" 32e édition des Vendredis du vin

La romance du vin

Tout se mêle en un vif éclat de gaîté verte.
O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en choeur,
Ainsi que les espoirs naguères à mon coeur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.

O le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé.

Je suis gai ! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.

C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et l'objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orage !

Femmes ! je bois à vous qui riez du chemin
Où l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !

Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire,
Et qu'un hymne s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre;
Enfin mon coeur est-il guéri d'avoir aimé ?

Les cloches ont chanté; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

 

Émile Nelligan

 

Montréal, un soir de mai 1899, un adolescent beau comme le jour mais à l'âme plus triste qu'un cimetière, déclame devant l'École littéraire de Montréal sa fameuse "Romance du vin". Il est chaudement acclamé par l'auditoire. Ce succès sera hélas le dernier de sa courte carrière. En août, il sera interné dans un asile pour malades mentaux. Il y restera 42 ans, jusqu'à son décès en 1941.

 

Mais, quel vin pouvait-on boire en 1899 à Montréal? Vingt-deux ans avant la création de la Commission des Liqueurs du Québec (SAQ) et un an après le référendum sur la prohibition qui fut positif partout au Canada sauf au Québec...

En ces temps-là, l'alcool était vendu par les épiceries et par les bars et les hôtels. En fouinant succintement dans le journal La Presse du printemps 1899, on voit quelques publicité sur la bière Export de la Montreal Brewing Company (Molson), de scotch (Dewar), de cognac (Martell et Henessy). On aperçoit aussi des publicité vantant les vertu du vin Saint-Michel et du vin Morin Créso-phates; des vins qui sont vendu comme des fortifiants ou des remèdes.

 

La seule allusion à du vin à boire à table apparaît juste avant Pâques ou l'épicerie Fraser, Viger et Co de la rue Saint-Jacques, annonce parmi, toutes sortes de denrées, "Clairet Lafitte, vendange 1890, à 18$ la caisse de 12 bouteilles d'une pinte".

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Magasin Fraser Viger & Co au 207, rue Saint-Jacques, Montréal

 

(image du Musée McCord :<a href="http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/II-114790/" title="More information about this image"><img src="http://www.mccord-museum.qc.ca/ListView/ii114790.jpg" width="90" height="114" alt="Photographie | Magasin de Fraser Viger & Company, Montréal, QC, 1896 | II-114790" /></a>)

 

 

Tout d'abord, s'agit-il du fameux Lafite-Rosthschild classé 1er cru en 1855 ou d'une contrefaçon, ce qui était fréquent à l'époque? Ensuite, l'unité de mesure; une pinte...Est-ce la "pint" anglaise ou fait-on plutôt allusion à la pinte de Paris qui équivalait un peu moins d'un litre? Il semble que la bonne réponse soit la deuxième option. Car la "pint" est une chopine et le "quart" un quart de gallon impérial, ce qui s'approche de la mesure française appelée pinte.

 

Pour ce qui est du prix, c'est quand même du luxe si l'on considère qu'au même moment, 18$ suffisent pour payer le loyer mensuel d'un 8 pièces chauffé sur la rue Saint-Denis ou pour s'acheter une luxueuse redingote en soie et en satin. En outre, il fallait débourser de 25 à 30$ pour une bicyclette neuve.

 

Bien qu'Émile Nelligan fut issu d'une famille de la petite bourgeoisie, je ne pense pas que le jeune homme se payait du château "Lafitte", pour noyer sa peine lorsque les critiques étaient cruelles à son endroit. Le vin versé dans les débits de boissons montréalais était vraisemblablement du vin importé d'Europe, en fut dont l'appellation avait peu d'importance.

 

Ma courte recherche ne m'a pas permis d'épuiser ce sujet, alors, j'y reviendrai probablement.

 

____________________

 

C'est hors sujet, mais j'ai appris qu'il y a eu prohibition à l'Île-du-Prince-Edouard, durant presqu'un demi-siècle, soit de 1900 à 1948!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 

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Lundi 10 janvier 1 10 /01 /Jan 04:18

Quand les vignerons étrangers viennent nous visiter ici au Québec, ils ne comprennent pas pourquoi je préfère comme beaucoup de mes concitoyens être désignée par le nom Québécoise et que ma patrie est le Québec!

 

Bien entendu, mes ancêtres qui arrivèrent sur le bord du Saint-Laurent au XVIIe siècle étaient des Français, mais dès la seconde génération, les gens de par le climat et en côtoyant les Amérindiens n'étaient déjà plus des Français, on les appella donc les Canadiens du nom que Jacques Cartier avait donné à ce territoire colonisé par la France. Cela dura même après la Conquête de 1759. C'est au moment de la Confédération de 1867 que ce nouveau pays, pensé par des hommes d'affaire et qui avait pour but de noyer le fait français dans un plus grand ensemble, fut appellé Canada et ses habitants peut importe qu'ils furent francophone ou anglophone furent appellés Canadiens.

 

L'état Canada s'est nourri à même tous les symboles des descendants des Français en commençant par notre nom, puis notre hymne national, puis notre feuille d'érable. Après ça, vous demandez pas pourquoi les Québécois sont ambivalents quant à leur identité. Ce syndrôme est illustré à la perfection par Elvis Gratton. http://www.youtube.com/watch?v=lZS7sOOpELI

 

link

 

Je ne peux pas plus m'identifier à un Canadien de Terre-Neuve qu'à un Texan; pas plus à une Saskatchewanaise qu'à une Ukrainienne! C'est comme si ma plus belle robe avait été empruntée par ma voisine qui lui a laissé ses formes et son parfum. Même si au départ, cette robe avait été tissée par mes ancêtres et qu'elle faisait ma fierté, maintenant que ma voisine s'est pavanée partout avec cette robe, je ne peux plus la porter. J'ai besoin d'une nouvelle robe qui me représentera à nouveau...

 

Alors, chers amis vignerons, si vous me lisez, vous saurez qu'il est judicieux pour vous d'arriver avec vos résultats de vente au Québec et non au Canada dans son entier. D'ailleurs, il est quand même important que vous sachiez que le Québec est probablement votre marché en Amérique le plus acquis. En effet, les Québécois boivent beaucoup plus de vin que de spiritueux. De plus, ils continuent à préférer les vins européens aux vins du Nouveau Monde.

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Lundi 10 janvier 1 10 /01 /Jan 03:30

Je viens de voir le film Les petits ruisseaux. J'ai aimé son humour, son côté grivois et son côté tendre. J'aime la scène où Edmond, parlant de ses nus, dit :" j'ai rajouté un peu de laine pour faire plus naturel"! Aussi, quand Émile demande : "Que recommandez vous comme cigarette à quelqu'un qui n'a pas fumé pendant 30 ans?" puis, l'autre étant bouche bée, il dit "Je vais prendre les FUMÉE QUI TUE"!!!

 

Une scène qui est aussi très amusante est celle où les potes embouteillent ensemble du vin issu d'un cube de carton, donc assurément de la piquette. Mais la chose qui m'a frappée, c'est le fait qu'ils sont en Anjou, donc une région viticole d'où sont issus de très bons vins à la fois originaux et abordables. Alors, pourquoi ces gens n'achètent-ils pas des vins de vignerons déjà en bouteilles?

 

L'autre scène qui fait référence au vin et qui ne va pas dans le sens de la consommation locale et de la solidarité avec leurs voisins vignerons : c'est quand Lyse lui dit que son vin n'est pas de la Communauté européenne! Déjà, cela veut dire que non seulement, elle n'achète pas des vins d'appellations françaises ; les vins étiquetés Communauté européenne sont un ramassis de tout ce qui n'avait pas les qualités nécessaires pour faire un vin avec une identité géographique. Donc, il s'agit probablement d'un vin étranger le plus bas de gamme possible ou encore d'un triste breuvage élaboré à partir de moût concentré sans provenance identifiée. Vous pouvez imaginer la piquette du genre Cochon mignon!

 

Si en France, au lieu de prohiber la présence médiatique du vin, on en faisait la promotion de manière intelligente, en encourageant les gens à connaître les bons vins qui ne sont pas nécessairement chers mais qui sont authentiques...

 

Outre ce truc autour du vin, ce film est charmant!

 

http://www.youtube.com/watch?v=TN_02Qin3J8

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Dimanche 2 janvier 7 02 /01 /Jan 05:10

<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ialt0sCQchs?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ialt0sCQchs?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>

 

J'adore ce clip sur le plan visuel et j'adore cette chanson.

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